♫Arrache moi le coeur
que je je ne puisse plus avoir peur ♫ La voiture s'arrête devant une grande maison, un beau jardin entoure celle-ci, la pelouse est d'un beau vert émeraude. Un petit étang se trouve à coté de la grande piscine. C'est donc là que je vais vivre, dans cette belle ville de Palm Springs. Je vais rentrer aux lycée dans une semaine, je suis bien triste d'avoir quitté New-York, toutes mes amies sont là-bas et il y a surtout Bruno, on a vécu une si belle histoire tout les deux, c'est si dure de devoir le quitter. Lorsque je lui ai dit que je partais, je n'ai pas pu retenir mes larmes. Je ne suis pas prête à reprendre les cours, me refaire des amis va être si dure.
Ma mère veut que j'aille rencontrer des gens de mon âge, je préfère rester allongée dans l'herbe à regarder passer les nuages et penser à Bruno, à son beau sourire, on s'est promis de ne pas s'appeler car si l'on se parle on ne pourra pas s'oublier l'un et l'autres et la séparation sera d'autant plus difficiles. L'envie de l'appeler est très forte et chaque minute je frappe son numéro sur le clavier de mon téléphone portable avant de l'effacer.
Aujourd'hui j'ai décidé d'aller faire un tour dans garden square, pour sortir de mon cocon et arrêter de broyer du noir. Je suis allée courir un peu afin de me vider la tête et d'oublier mon ex- petit-ami. L'air est très lourd et le soleil tape vraiment très fort et je dois m'arrêter assez régulièrement. Ma bouteille est déjà presque vide et cela fait seulement une demi heure que je cours. Je décide de m'arrêter sur un banc et d'observer tout ce qui passe autour de moi. Il n'y a pas beaucoup d'adolescent de mon âge, je pense qu'ils sont à la piscine, par une chaleur pareil. Un jeune enfant s'entraine à jouer au baseball avec son père sur l'herbe fraîchement coupée, un autre un peu plus vieux court après un chien. Et là il m'apparait, il fait son jogging le long du petit étang, le plus beau garçon qu'il ne n'ait jamais eu l'occasion de voir, de grosses gouttes de sueur glissent sur son torse nu, des tablettes de chocolat parfaitement dessinées me donne envie de le croquer. Ses beaux cheveux blond si brillants sont légèrement ébouriffés sur sa tête, ça lui donne un petit air rebelle que j'adore, et puis il s'arrête, boit une longue gorgée d'eau, et là il se retourne, me regarde et me souris. Un sourire si brillant que si il faisait nuit aurait éclipsé toute les étoiles, ses yeux eux sont telle deux émeraudes, d'un vert si profond que j'ai l'impression d'être dans une forêt se prolongeant sans fin et il repars me laissant rêver de mes lèvres contre les siennes.
Quand je rentre, maman remarque mon sourire radieux et mon air songeur et sait tout de suite que j'ai rencontré un garçon. Immédiatement elle m'interroge sur lui :
« - Dis moi tout !! Comment, s'appelle ce garçon qui te redonne le sourire?
- Je ne sais pas, je l'ai juste aperçu dans le parc toute à l'heure, ,il est si beau.
- Ah!! J'espère qu'il est dans ton lycée.
- Moi aussi, vivement la rentrée. »
Plus que deux jours avant la rentrée, j'espère revoir mon bel inconnu même si je me sens un peu coupable d'oublier si vite mon doux Bruno, mais au moins je ne suis pas malheureuse. Je décide d'aller faire un tour au parc en espérant le revoir, mais il n'y a aucune trace de lui. Je rentre donc dépitée à la maison.
Lorsque je m'ndors un doux rêve m'apparait. Mon inconnu est dedans et nous discutons et il m'apprends qu'il s'appelle Chris, ce nom lui colle tellement à la peau, c'est exactement ce qu'il représente. Je suis assise sur un banc et je mange mon sandwich quand il vient s'asseoir à coté de moi et il me fait son si beau sourire et mon c½ur s'accélère tout à coup et je me sens défaillir. Il me demande pourquoi je suis seule sur ce banc. Je lui réponds que je suis nouvelle et que je ne connais personne, il me propose alors de me présenter des amis à lui. On parle de notre brève rencontre dans le parc et il me dit qu'il m'a tout de suite trouvé très belle et qu' il voulait absolument me revoir. On se ragarde dans les yeux, nos lèvres se repprochent et nous échangeons un long et tendre baiser. Le réveil sonne soudain et interromps ce magnifique moment, six heures, premier jour de cours je suis morte de peur.
C'est papa qui m'emmène au lycée en voiture, je ne veux pas me retrouver assise seule dans le bus et être tout de suite une intruse au milieu de tout ces jeunes qui se connaissent et rigolent ensemble. Quand j'arrive il y a une certaine agitation, dans les couloirs et je n'arrive pas à trouver ma salle, je me sens si désorientée, seule et perdue. Une fois dans la classe je m'assois, isolée au fond de la pièce, la prof, une grosse dame avec un peu de barbe, nous raconte que le lycée est l'étape la plus importante de notre scolarité, elle nous fait un long discours sur les singularitées racontées à chaque rentrée. Et puis on frappe à la porte, la prof ordonne de rentrée et là, c'est lui, mon inconnu qui rentre en retard, le premier jour. Il s'excuse, de sa voix envoutante et Mme Smith le dirige vers la seule place libre, c'est-à-dire à coté de moi. Tout à coup mon c½ur s'arrête de battre, et quand il s'assoit à coté de moi et qu'il me salut, je n'arrive pas à répondre telle la pire des idiotes. Notre professeur principal fait l'appel et lorsque j'entends son prénom, je suis envoutée, son nom est Nathaniel, mais ses amis l'appellent Nate.
En sortant de cour, c'est l'heure redoutée, le premier repas à la cafétéria. Lorsque j'arrive toute les places sont prises et je dois sortir pour manger mon déjeuner, la pluie s'écoule à grosses gouttes et je dois m'asseoir par terre sous le préau. Totalement esseulée je me met à pleurer, je pense à Bruno qui me manque tellement et la pluie me fait regretter de l'avoir oublié si vite et puis c'est sous une averse que nous nous sommes embrassés pour la première fois, des gouttes salées s'échappent de mes yeux et je retourne pour les leçons de l'après-midi plus triste que jamais. La journée se déroule sans aucun événement spécial. Quand je rentre à la maison maman remarque mon air dépité et me demande ce qu'il c'est passé à l'école pour me mettre dans un tel état, alors j'explose en larme dans ses bras, je lui raconte tout : mon sentiment de culpabilité à propos de Bruno, mon attirance pour Nate, mon attitude solitaire, et mon repas éssolé au fond du préau. Je vais dans ma chambre et j'appelle Vanessa, ma meilleure amie, je lui demande son avis sur tout ça et elle me répond de ne pas m'en faire et que tout va s'arranger, ça me déchire le c½ur de raccrocher mais rester plus longtemps suspendu au téléphone n'aurait pas arranger les choses. Je vais me coucher et mon ipod dans les oreilles je décide d'écouter Hallelujah de Jeff Buckley, la chanson que j'écoute à chaque fois que je suis triste. C'est donc le c½ur lourd que je m'endors après une journée d'une tristesse aussi forte que le jour où j'ai dût annoncer à mon premier amour que je le quittais pour partir vivre dans une ville très loin de lui.
Ce matin maman a dût venir me chercher dans mon lit car je refuse de vivre une journée aussi désastreuse qu'hier. Elle me tire de force de sous la couette et m'oblige à prendre le bus. Je vais m'asseoir au fond de celui-ci sur un siège inoccupé, et à nouveau je pleure en silence pour ne pas me faire remarquer par mes nouveaux camarades. Le bus s'arrête deux, trois fois pour ramasser quelques élèves et a l'arrêt qui suit, Nate monte , il avance et se rapproche de plus en plus et je finis par croire qu'il va s'asseoir sur la place libre à mes côtés mais c'est au siège à peine avant le mien qu'il se pose à côté d'un garçon qui doit être son meilleur ami. Je passe les dix dernières minutes du trajet à écouter leur conversation, il parle de moi, la nouvelle il la trouve assez distante mais très jolie, lorsque j'entends ces mots un grand sourire vient illuminer mon visage même si le mot distante me fait comprendre que je devrais apprendre à connaître les autres élèves de ma classe.
Le bus s'arrête enfin et je descends en dernier, ce matin je commence par un cours de français. Durant celui-ci je suis ailleurs, je pense à Nate comment est-ce que je l'aurai trouver si j'étais encore avec Bruno, l'aurais je trouver aussi beau ? Je n'ai rien compris du cours de français, je crois qu'on a appris à conjuguer le passé simple. Le cours d'après, c'est celui de sport, je n'aime pas vraiment cette matière. Le professeur nous annonce le programme de l'année, on commence par le basketball, un sport que j'affectionne beaucoup car je ne suis pas trop mauvaise. On va dans les vestiaires pour se changer et quand on ressort Mr Lemion commence par faire un match garçon. Nate est un vraie génie du basket, trois, quatre, cinq, six, dix paniers en à peine cinq minutes de jeu. Mais bon il fait pas partie de l'équipe du lycée, franchement, il donne l'impression d'être né avec un ballon dans les mains. Ensuite nous faisons un match fille contre fille, personne ne me passe la balle, jusqu'à la dernière minute, je crois que je vais pouvoir montrer mon talent mais non, lorsque l'entraineur siffle la fin du match je suis dépitée, pourquoi suis-je si rejetée par les gens de mon âge.
C'est la fin de l'après-midi et je vais ranger mes affaires dans mon casier, je marche tranquillement dans le couloir la tête baissée pour ne pas me faire remarquer et ne le voyant pas arriver en face de moi, je lui rentre dedans de plein fouet. Il me regarde de haut et me dis sur un ton vraiment très froid de faire attention, j'essaye de m'excuser mais je bafouille et finalement il s'en va en soufflant en me laissant ramasser mes livres a quatre pattes sur le sol. Après avoir ranger mes livres dans mon casier, je sors du lycée en courant, mes larmes se liant au grosses gouttes de pluie. Je ne veux plus le voir, ni entendre parler de lui. C'est un imbécile je le déteste
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